7, rue Sainte-Hélène


Rue Sainte-Hélène n° 7 – IV 227 (Blondel), N 825 puis section 59 parcelle 57 (cadastre)

Démolie vers 1970


Le numéro 7 est la maison à pignon (AMS, cote 1 Fi 24, n° 5)
Elévation lors de l’élargissement des fenêtres – Plan du rez-de-chaussée, en rouge, l’alignement légal (1921, dossier 739 W 240)

Joseph Breville achète en 1798 un bâtiment qui faisait partie de l’ancien poêle des Drapiers. Il en revend quelques mois plus tard la partie avant en se réservant la cour et la communauté du puits. L’acquéreur s’oblige à grillager les quatre croisées du rez-de-chaussée et a la faculté de faire s’écouler les eaux dans la cour.


Elévations préparatoires au plan-relief de 1830, îlot 198 (Musée des Plans-relief) 1

L’Atlas des alignements (années 1820) signale une maison à rez-de-chaussée et deux étages en maçonnerie. Sur les élévations préparatoires au plan-relief de 1830, la façade à pignon sur rue se trouve à droite du repère (b) : fenêtre, porte et deuxième fenêtre au rez-de-chaussée, deux étages à trois fenêtres chacun. La façade (5-6) donnant dans la cour C est commune avec le n° 5
La maison porte d’abord le n° 6 (1784-1857) puis le n° 7.


Plan – Cour C

Le menuisier Eugène Gyss auquel il est interdit de modifier la distribution intérieure et de transformer la façade qui dépasse de l’alignement fait agrandir en 1921 les fenêtres du rez-de-chaussée. La Division II demande en 1975 s’il est prévu de construire sur le terrain des anciens n° 5 et 7. Le Centre d’Amélioration du Logement dépose en 1988 une demande de permis de construire un bâtiment servant d’habitation et de commerce (voir aussi le n° 9).

Commande de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP)
mai 2026

Sommaire
CadastrePolice du BâtimentRelevé d’actes

Récapitulatif des propriétaires

La liste ci-dessous donne tous les propriétaires de 1798 à 1952. La propriété change par vente (v), par héritage ou cession de parts (h) ou encore par adjudication (adj). L’étoile (*) signale une date approximative de mutation.

Jean Joseph Breville, menuisier, sellier, et (1785) Anne Louise Caspar – catholiques
1798 v Jean Kalb, menuisier, et (1797) Marie Eve Siegwald
1823 v Jean Daniel Fritz, cordonnier, et (1797) Madeleine Jacob, (v. 1802) Théophile Wahl puis (1817) Salomé Mercklé
1829 v François Gilbert, marchand graissier, et (1823) Marie Thiebot
1832 v Isidore Widal (Isaac Widal), propriétaire à Wintzenheim, et (1820) Gotton Marx Samuel, d’abord (1805) femme de Marc Hirtz
1846 v Wilhelmine Kretzschmann, , célibataire († 1861)
1861 h Charles Auguste Kretzschmann, facteur d’instruments à vent, célibataire († 1888)
1890 h Christine Barth, célibataire
1910* h Charles Auguste Barth, commerçant, et (1890) Guillaumette Théophile Forst (Mina Forst)
1921 v Eugène Gyss, menuisier, et (1902) Emma Laiffer

Locations

1905, Eugène Gyss, menuisier, et Emma Laiffer (futurs propriétaires)

Atlas des alignements (cote 1197 W 37)

2° arrondissement ou Canton Nord – Rue Ste Hélène

nouveau N° / ancien N° : 26 / 6 bis
Kalb
Rez de chaussée et 2 étages médiocres en maçonnerie
(Légende)

Cadastre

Cadastre napoléonien, registre f° case

Vidal, Isidor à Wintzenheim
Kretschmann Wilhelmine rue Ste Hélène 6, 1849

N 825, Maison, sol, Rue Ste Hélène 6
Contenance : 0,70
Revenu total : 108,36 (108 et 1,36)
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 21
fenêtres du 3° et au-dessus : 7

Cadastre napoléonien, registre 23 f° 974 case 1

Kretschmann Wilhelmine
1890/91 Barth Christian, Rentner
(ancien folio 722)

, N 825, Maison, sol, Rue Ste Hélène 7
Contenance : 0,70
Revenu total : 108,36 (108 et 0,36)
Folio de provenance : (235)
Folio de destination : Gb
Année d’entrée :
Année de sortie :
Ouvertures, portes cochères, charretières :
portes et fenêtres ordinaires : 21
fenêtres du 3° et au-dessus : 7

Cadastre allemand, registre 32 page 366 case 2

Parcelle, section 59, n° 57 – autrefois N 825
Canton : St Helenengasse Hs N° 7
Désignation : Hf, Whs
Contenance : 0,81
Revenu : 800 – 1000
Remarques :

(Propriétaire), compte 1774
Barth Christine
1910 Barth Karl August
1921 Gyss Eugène menuisier et son épouse Emma geb. Laifer chacun la ½
(1753)

Annuaire de 1905

Verzeichnis sämtlicher Häuser von Strassburg und ihrer Bewohner, in alphabetischer Reihenfolge der Strassennamen (Répertoire de toutes les maisons de Strasbourg et de leurs habitants, par ordre alphabétique des rues)
Abréviations : 0, 1,2, etc. : rez de chaussée, 1, 2° étage – E, Eigentümer (propriétaire) – H. Hinterhaus (bâtiment arrière)

Helenengasse (Seite 59)

(Haus Nr.) 7
Meister, Büglerin. 01
Fischbacher, Rentnerin. 2
Kircher, Gasarbeiter

Dossier de la Police du Bâtiment (cote 739 W 240)

7, rue Sainte-Hélène (1877-1988)

Le menuisier Eugène Gyss demande en 1920 l’autorisation de transformer la façade et la distribution intérieure. La Police du Bâtiment oppose un refus parce que la façade dépasse de l’alignement et que la cour est trop étroite, l’agrandissement des fenêtres peut cependant être toléré. Eugène Gyss est autorisé à agrandir les fenêtres du rez-de-chaussée en septembre 1921. Le rez-de-chaussée ne sert plus d’atelier mais de salle à exposer des meubles.
La Division II demande en 1975 à la Division III s’il est prévu de construire sur le terrain des anciens n° 5 et 7. La Division III répond que le pignon dégagé du n° 9 à fenêtres Renaissance devra resté dégagé. Le terrain pourrait servir à la Ville puisque le bail emphytéotique du 32, rue du Vingt-deux-novembre voisin expire quelques années plus tard. Les établissements Herz ne donnent pas suite à leur intention d’acquérir le terrain que la société Mathieu propose de louer en 1977. Le Centre d’Amélioration du Logement dépose en 1988 une demande de permis de construire un bâtiment servant d’habitation et de commerce (voir aussi le n° 9). L’architecte des Bâtiments de France émet un avis favorable.

1945, entreprise générale l’électricité J. Tronik

Sommaire
  • 1877 – La veuve Adolphe Weyer demande au nom du propriétaire Kretschmann l’autorisation de réparer le crépi et de repeindre la façade – L’agent voyer note que la maison suit l’alignement et qu’elle n’a pas d’avance.
  • 1886 – Le maire notifie le rentier Charles Kretschmann de faire ravaler la façade – Travaux terminés, octobre 1886
  • 1895 – Le maire notifie la demoiselle Barth, demeurant 7, place Broglie, de se conformer au règlement du 30 novembre 1891 en supprimant les deux volets qui s’ouvrent à moins de 2,20 mètres de la voie publique. – Rappel, 1897 – L’entrepreneur Th. Wagner déclare qu’il va faire des travaux
    L’entrepreneur en bâtiment Th. Wagner (14, rue des Livres) est autorisé à réparer le crépi au 7, rue Sainte-Hélène qui appartient à la demoiselle Barth
  • 1898 – Théophile Schmid demande l’autorisation de transférer son enseigne du 15 au 7, rue Sainte-Hélène – Autorisation pour une saillie de 30 centimètres alors que l’enseigne posée a une saillie de 50 centimètres – Le maire écrit à Schmid qui est inconnu à l’adresse. L’enseigne a été modifiée, juin 1898.
  • 1909 – Rapport suite à un feu de cheminée – Le maire demande à la veuve Ch. Barth de supprimer le bûcher dans sa propriété 7, place Broglie – La Police du Bâtiment note que l’incendie s’est déclaré rue Sainte-Hélène où se trouve le bûcher et non place Broglie. – Juin, dossier classé
    Le bois est entreposé dans une petite remise qui se trouve dans la cour. La demande de permis de construire a été déposée.
  • 1908 – Le maire notifie Chrétien Barth de faire ravaler la maison sise 7, rue Sainte-Hélène – Charles Auguste Barth, héritier de Christine Barth morte en 1905, obtient un délai
    1909 (mai) – L’entrepreneur de construction Charles Nadler demande l’autorisation de réparer le crépi dans la propriété Barth sise 7, rue Sainte-Hélène – Autorisation – Travaux terminés, juin 1909
    1909 (juin) – La Police du Bâtiment constate que Charles Auguste Barth fait refaire le crépi sans autorisation – Autorisation – Travaux terminés, juillet 1909
    1909 (juin) – Le peintre Ch. Werner (59, rue de Zurich) demande au commissaire de police l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique – Le commissaire transmet au maire – Autorisation
  • Commission contre les logements insalubres, 1899. propriétaire, veuve Barth, demeurant 7, place Broglie – Le cabinet d’aisance au rez-de-chaussée est sombre (pas de lumière ni d’air directs)
    1905, les logements sont bien tenus, le cabinet d’aisance raccordé aux canalisations
    Commission des logements militaires, 1916. Deux remarques
  • 1921 – Le maire notifie le marchand de meubles Eugène Gyss de faire ravaler la façade – Le maire accorde un délai – Eugène Gyss demande au commissaire de police l’autorisation de poser un échafaudage sur la voie publique– Le commissaire transmet au maire – Accord
  • 1920 – Eugène Gyss demande l’autorisation de transformer la façade et la distribution intérieure. – La Police du Bâtiment répond qu’il est interdit de consolider la façade qui dépasse de l’alignement. L’agrandissement des fenêtres pourra cependant être toléré. Il est aussi interdit d’aménager une chambre et une cuisine, leurs fenêtres prendraient jour dans la cour dont la largeur est de 3,50 au lieu d’au moins 7 mètres. – Le pétitionnaire renonce à transformer la façade sauf les ouvertures et à recouvrir la cour. Il fait construire une remise dans la cour. Le rez-de-chaussée ne sert plus d’atelier mais de salle à exposer des meubles. Les logements aux étages sont transformés, le cabinet d’aisance raccordé aux canalisations
    1921 (mars) – La Police du Bâtiment constate qu’Eugène Gyss fait faire des travaux sans autorisation
    1921 (avril) – Eugène Gyss transmet de nouveaux dessins qu’il remplace par d’autres en août
    1921 (septembre) – Eugène Gyss est autorisé à agrandir les fenêtres du rez-de-chaussée – Calcul statique – Dessins – Travaux terminés, janvier 1922
  • 1945 – L’entreprise générale d’électricité Tronik demande l’autorisation de poser une enseigne perpendiculaire (texte, Electricité J. Tronik) – Autorisation – Le délai est périmé sans que l’enseigne soit posée.
  • 1957 – La Fédération des locataires du Bas-Rhin déclare au nom de Marcel Baumann que la cheminée menace de s’écrouler. Les pompiers sont intervenus à cause de tuiles tombées sur la voie publique. – La Police du Bâtiment constate les faits et écrit au propriétaire Gyss (demeurant 6, rue du Marché) – Travaux terminés, juillet 1957
  • 1975 – La Division II demande à la Division III s’il est prévu de construire sur le terrain des anciens n° 5 et 7 – La Division II répond que le pignon dégagé du n° 9 à fenêtres Renaissance devra resté dégagé. Le nouveau bâtiment ne devra pas dépasser neuf mètres sous corniche
    1976 – La Division II fait remarquer que le terrain pourrait servir à la Ville puisque le bail emphytéotique du 32, rue du Vingt-deux-novembre voisin expire quelques années plus tard. La Commission de sécurité recommande de nouvelles issues de secours. Les établissements Herz sont disposés à acquérir le terrain.
    1977 – La vente n’aura pas lieu. La société Mathieu propose de louer le terrain
    1982 – Le président de l’Office public d’habitations à loyer modéré de la Communauté urbaine de Strasbourg demande des renseignements quant aux servitudes (accès de sécurité des immeubles à l’arrière, garages)
    Le maire écrit au président (de la Communauté urbaine) que la société civile immobilière Vosges, propriétaire du n° 9, propose de construire des garages à l’arrière de sa propriété. Le terrain des anciens n° 5 et 7 pourrait lui être loué à charge de l’aménager. – Esquisse préparatoire au plan cadastral (fin XIX°)
    1982 (novembre) – Le terrain ne sera pas bâti pour pouvoir restaurer le pignon du n° 9 et assurer l’accès aux bâtiments rue du Vingt-deux-novembre en cas d’incendie. Le terrain sera clôturé par un mur plein.
  • 1988 – Le CDAL PACT du Bas-Rhin (Centre d’Amélioration du Logement, Préserver, Améliorer. Conserver, Transformer 2, rue Paul Reiss) dépose une demande de permis de construire un bâtiment servant d’habitation et de commerce – Plan d’arpentage
    O.P.A.H. Grand Rue, 5, 7 et 9 rue Sainte-Hélène, dossier constitué par l’ARIM (2, rue Paul-Reiss) et Argans équipement (20, rue de Contades à Schiltigheim). Le projet consiste à aménager une petite place devant le pignon du n° 9 qui donne accès au bâtiment sis rue du Vingt-deux-novembre. Un bâtiment adossé au n° 3 en dissimulerait le mur laid. Un passage piétonnier sous le n° 3 prolongerait le nouvel alignement (n° 1). Dessins, plan, photocopie de photographies (voir le même dossier au n° 9)
    1988 (juin) – La conférence du permis de construire émet un avis favorable – L’architecte des Bâtiments de France Jacques Ernest émet un avis favorable – Avis de la commission de sécurité – Le préfet émet un avis favorable au certificat d’urbanisme
    1988 (septembre) – Le certificat d’urbanisme est délivré

Relevé d’actes

Jean Joseph Breville vend la partie avant de la maison au menuisier Jean Kalb et à sa femme Marie Eve Siegwald. Le vendeur se réserve la propriété de la cour et s’engage à ne pas y construire de bâtiment qui ôterait la clarté au bâtiment vendu. Le puits sera commun aux deux propriétés. L’acquéreur devra grillager les quatre croisées du rez-de-chaussée et aura la faculté de faire s’écouler les eaux dans la cour.

1798 (2 vendémiaire 7), Strasbourg 3 (45), Philippe Louis Übersaal n° 423
bürger Johann Joseph Brewill Schreiner
an bürger Johann Kalb ebenmäßigen Schreiner und Maria Eva geb. Siegwald
der vordere theil der behaußung so ehemals mit N° 6 bezeichnet ware samt zugehörden und Rechten gelegen an der helenengaß, einseit neben dem br dambach buchdrucker anderseit neben einem höflein so dem br. brewill eigenthümlich zuständig und vorbehalten bleibt, vornen auf die helenengaß und hinten auf die zwischen denen beÿden Parten gemeinschaftliche Maur des hintern hauses stosend, welches hintern haus dem b. brewill eigenthümlich zuständig ist und bleibt samt der Gemeinschafft des bronnens so in des burgers brewill eigenthümlich vorbehaltenem höflein stehen
(Bedingnußen) 2. daß der b. Brewill das höflein neben diesem verkauften theil hauses als ein wahres Eigenthum für sich behält ohne daß der b. Kalb oder seinen Ehegattin, ihre Erben und Nachkommen sich deßen bedienen können noch sollen, folglich die Käufer auch nicht berechtigt sind etwas darein zu stellen oder auszuschütten,
3. ist der b. Brewill deßen Erben und Nachkommen nicht berechtigt in diesem höflein ein Gebäude aufzufühen und dadurch denen Käuffern oder ihren Nachfolgern das Licht zu nehmen sondern es solle ohne einiges Gebäude und in den zustand verbleiben wie es sich dermalen befindet,
4. sollen die 4 untere Kreutzstöcke welche in dieses höflein gehen immerdar auf Kösten der Kalb’schen Eheleute und ihre Nachfolger wol vergremset werden und bleiben, also daß niemand weider aus noch eingehen kan,
5. der gemeine bronnen im hof solle auch auf gemeine kösten im Stand erhalten in die halbe Mauer gesetzet und von jedem theil die hälfte an denen jeweiligen Kösten beitragen werden, dieser bronnen solle also eingerichtet werden daß die Käufer und ihre nachfolger ihr benötigtes Wasser in den innern ihres hauses zu schöpfen haben,
6. denen Käuffern ist gestattet die Näche ihrer Waßersteine an der Mauer herunter der untern Nach aber in die Mauer jedoch auf ihr der Käuffer alleinige Kösten in das höflein des b. Brewill zu richten als welches höflein dieses Wasser immerdar aufzunehmen und abzuleiten verpflichet ist, nebst dem regenwasser,
7. Wird bemerckt, daß alles dasjenige was der b. Kalb in diesem erkauften vordern haus antheil bereits erbauet hat sein wahres Eigenthum ist – um 3800 Francken
acp 63 F° 84-v du 8 vend. 7

Originaire de Schwindratzheim près de Hochfelden, le menuisier Jean Kalb épouse en 1797 Marie Eve Siegwald, fille du cultivateur Jean Jacques Siegwald de Boffzheim.
1797 (4 floreal 5), Strasbourg 3 (38), Philippe Louis Übersaal n° 228
Eheberedung – persönlich erschienen der Bürger Johannes Kalb, lediger Schreiner, des weiland Bürgers Johann Adam Kalb, gewesenen Ackersmanns und Kiefers zu Schwindratzheim in dem Canton Hochfelden, mit der burgerin Margaretha gebohrner Schöff ehelich erzeugter Sohn, beiständlich des Bürgers Johann Martin Pflughaupt Ackersmanns zu gesagtem Schwindratzheim seines Oheims, als Bräutigam, an einem
Und Jungfrau Maria Eva Siegwald, des weiland Bürgers Johann Jakob Siegwald gewesenen Ackersmanns zu Boffzheim, mit der Bürgerin Anna Maria gebohrner Dietz ehelich erzeugte Tochter, unter assistentz des Bürgers Johann Georg Petsch Gastgebers zur Lanterne dahier, ihres Schwagers, als Braut an dem andern Theil
So geschehen alhier zu Straßburg in Beisein (…) den 4. Floreal in dem Fünften Jahr der einen und unzertrennlicher Francken Republick
[unterzeichnet] Johannes Kalb, Maria Eva Sigwaldin
Enregistrement de Strasbourg, acp 50 F° 85 du 5 floréal 5 (le futur époux déclare que son revenu industriel ne dépasse pas 100 livres)

Jean Kalb hypothèque la maison au profit du tailleur Jean Louis Beyerbach

1800 (3 ventose 8), Strasbourg 7 (41), Jean Daniel Stœber n° 446
Obligation – burger Johannes Kalb Schreiner in der Helenengaß allhier N° 6 wohnhaft
in gegensein brs. Jean Louis Beÿerbach, Schneiders wohnhaft alten weinmarckt N° 85 freÿwillig erzeugte und bekannten das Er demselben (…) schuldig worden seÿe 1200 francken
Zu einem special Unterpfand Verlegt die ihme ehelich Zuständige behausung allhier Zu Straßburg an der Helenengaß einseit neben b. Dambach Buchdrucker, anderseit neben dem deutschen Comedienhauß hinten auf Brevill Ziehend so auser Ein tausend francken König dem Säckler alhier zugehörig. Capital ledig eigen

Jean Kalb et Marie Eve Siegwald hypothèquent la maison au profit du sachetier François Philippe Kœnig.

1802 (21 floreal 10), Strasbourg 7 (42), Jean Daniel Stœber n° 1085 (3254)
Obligation – erschinen an Zu Endgemelyem Tag br. Johannes Kalb Schreiner alhier und deßen Ehefrau Eva geb. Siegwald unter dessen autorisation, freiwillig anzeigend, daß Sie aufrichtig und redlich schuldig worden seÿen
dem Br. Frantz Philipp Koeniig Säckler alhier die Summ von 2370 francs 37. oder 2400 livres tournois
Zu einem besonderen Unterpfand Verlegt Eine behaußung gelegen allhier Zu Straßburg an der Helenägas N° 6 i. S. neb. b. Dambach, 2.s. neben dem Comödienhauß hinten auf Br. Preville stoßend

Jean Kalb meurt en 1820 en délaissant pour héritière sa mère après avoir institué son épouse pour son héritière universelle

1820 (13.6.), Strasbourg 8 (30), Jean Georges Rœssel n° 7214
Inventaire de la succession de Jean Kalb, menuisier à Strasbourg y décédé le 8 mai dernier, dressé à la requête d’Eve Siegwald la veuve, légataire universelle du défunt par testament olographe daté du 2 février 1808 enregistré le 20 mai f° 154 déposé le même jour chez le notaire soussigné, 2. Georges Kalb, cultivateur à Schwindratzheim, mandataire de Marguerite Schoeff veuve de Jean Adam Kalb, tonnelier & cultivateur au même lieu héritière pour un quart en propriété de la succession de son fils – en présence de Frédéric Charles Greuhm, employé à la mairie – Contrat de mariage reçu M° Übersaal le 4 floréal 5
dans une maison en cette ville rue Ste Hélène n° 6
meubles 2224 fr, garde robe 64
propriété d’une maison, par acte du même notaire le 2 vendémiaire 7, acquis de Jean Joseph Breville, menuisier, la maison sise en cette ville rue Ste Hélène n° 6 entre une cour appartenant au vendeur et la maison Dambach, estimée à 3800 fr, revenu annuel de 200 fr
propriété d’un jardin, acquis par acte reçu M° Wengler le 29 janvier 1806 de François Xavier Wassmer autrefois boulanger, 5 ares 42 de jardin situé dans la banlieue de Strasbourg hors la porte Bouchers à gauche de la chaussée de Colmar, d’un côté la chaussée, tenant de l’autre au jardin Jacob et au communal, devant la chaussée, derrière un chemin, estimé 140 fr
Le 1 août 1818 le défunt a acquis pour 415 fr de la ville de Strasbourg un terrain communal d’une superficie de 60 m touchant le jardin susdésigné, revenu de 30 fr
créances 2103 et 387 fr. Récapitulation, mobilier 2224 fr, maison 4000 fr, jardin 600 fr, créances mauvaises 2103 fr, créances bonnes 387 fr, ensemble 9314 fr, passif 12.200 fr
acp 148 (3 Q 29 863) f° 2-v du 19.6.

Marie Eve Siegwald, veuve de Jean Kalb, vend la maison au cordonnier Jean Daniel Fritz et à sa femme Salomé Mercklé moyennant une rente viagère

1823 (25.3.), Strasbourg 14 (74), Félix Joseph Lex n° 498
Marie Eve Siegwald veuve de Jean Kalb, ébéniste
à Jean Daniel Fritz, cordonnier, et Salomé Mercklé
une maison d’habitation, aisances, appartenances et dépendances située à Strasbourg rue Ste Hélène n° 6, d’un côté la propriété du Sr Dambach imprimeur, de l’autre une petite cour appartenant au Sr Breville, devant la rue Ste Hélène, derrière mur commun entre cette propriété et celle du Sr Breville
Il est établi en faveur de cette propriété que l’état de la petite cour du Sr Breville ne pourra jamais être changé et notamment qu’il ne pourra y être établi aucune construction qui anéantiroit ou réduiroit le jour que prend sur icelle la propriété ci dessus et en outre que les égouts des cuisines et du toit de la maison présentement vendue auront leur écoulement sans empêchement par ladite cour. Enfin le puits dans la cour Breville est à l’usage commun de la propriété Breville et de cette vendue ci dessus et doit être entretenu par elle à frais communs. Cette maison appartenait originairement au Sr Breville ébéniste qui par acte reçu M° Übersaal le 2 vendémiaire 7 la vendit à Jean Kalb et son épouse. Le Sr Kalb par testament reçu M° Roessel le 2 février 1818 a institué pour son héritière universelle son épouse, enfin Marguerite Schaeff veuve de Jean Adam Kalb de Schwindratzheim, mère du défunt, a renoncé à la succession par déclaration au greffe du Tribunal Civil le 15 juin 1820 – moyennant une rente viagère annuelle de 600 fr réversible pour moitié viagèrement sur la tête de sa sœur Marie Salomé Siegwald veuve de Charles Adrien Cavène, employé à Rouen, faisant en capital 6000 fr
Enregistrement acp 162 F° 63-v du 2.4.

Fils du cordonnier du même nom, Jean Daniel Fritz épouse en 1797 Madeleine Jacob, fille du cabaretier Guillaume Jacob de Dachstein.
Mariage, Strasbourg (n° 394)
Cejourd’hui 12° Floréal l’an V de la République français une et indivisible (…) sont comparus en la maison commune pour contracter mariage d’une part Jean Daniel Fritz, âgé de 21 ans accomplis, cordonnier né et domicilié en cette commune, fils de Jean Daniel Fritz, cordonnier, et de Catherine Marguerite Debus
de l’autre part Madeleine Jacob, âgée de 27 ans, domiciliée en cette commune depus dix ans, native de Dachstein, canton de Molsheim département du Bas-Rhin fille de feu Guillaume Jacob, cabaretier au dit lieu, et de feüe Marie Boestell (…) 1° l’acte de naissance du futur portant qu’il est né le 3 août 1775 (…) 2° l’acte de naissance de la future portant qu’elle est née le 14 décembre 1769 (i 203)

Jean Daniel Fritz se sépare de sa femme Madeleine Jacob
1802, Strasbourg 7 (29), Jean Daniel Stœber n° 947 (3052)
Trennung – erschienen Zuendgemelten tag b: Johann Daniel Fritz, Schuhmacher hier und deßen Ehefrau Magdalena Fritz gebohrne Jacob unter deßen autorisation feÿwilliganzeigend und bekennend, daß Sie Vor etwa fünf Jahren in die Ehe getretten und durch den officier public der hiesigen Gemeinde getreut worden, anjetzo aber gesonnen wegen Nahrungs Mangel und Uneinigkeit des Gemuthes sich zutrennen (…)

Théophile Wahl, deuxième femme de Jean Daniel Frirz, meurt en 1817
Décès, Strasbourg (n° 101)
Déclaration de décès (…) à onze heures du matin le 22 janvier 1817. Théophile Wahl âgé de 37 ans, née à Ruppertsberg, ex Mont Tonnerre, Epouse de Jean Daniel Fritz, Cordonnier, morte en cette maairie le 21 du mois courant à cinq heures du soir dans la maison située N° 22 ruë du bain aux Plantes, fille de feu François Georges Wahl, forestier et de feu Reine Elisabeth Baader [in margine :] Phth: Pul: (i 29)

Jean Daniel Fritz se remarie en 1817 avec Marie Salomé Mercké, fille du tisserand Conrad Mercké
Mariage, Strasbourg (n° 103)
Acte de mariage, célébré à l’hôtel de ville de Strasbourg à dix heures du matin le 2 avril 1817. Jean Daniel Fritz, majeur d’ans, né en légitime mariage le 3 août 1775 à Strasbourg, domicilié à Strasbourg Cordonnier, veuf en secondes noces de Théophile Wahl, décédée en cette ville le 21 janvier dernier, fils de feu Jean Daniel Fritz, cordonnier en cette ville, et de Catherine Marguerite Debus
Marie Salomé Mercké, majeure d’ans, née en légitime mariage le 24 décembre 1789 à Strasbourg, domiciliée à Strasbourg, fille de feu Conrad Mercké, tisserand décédé en cette ville le 15 Nivôse an treize de la République française et de Susanne Lutz, ci présente et consentante (signé) Johann Daniel Fritz, Maria Salomea Merke (i 17)

Registre de population (600 MW 52, 1815 sqq) Rue Hélène p. 476-A (im 40)
Merckel née Lutz, anne Susanne, 1752, veuve, Strasbourg, (auparavant) Grand’rue 91 – E. Juillet 1823, décédée le 2. Xbre 1826 (auparavant) Grand’rue 91 – E. Juillet 1823, dél. grand rue 63
Fritz, Jean Daniel, 1775, savetier, Strasbourg (auparavant) Grand’rue 91 – id.
id. née Mercké, Marie Salomé, 1790, Strasbourg (auparavant) Grand’rue 91 – id.
id. Salomé Caroline, 1821, Strasbourg (auparavant) Grand’rue 91 – id.

Jean Daniel Fritz et Salomé Mercklé vendent la maison au marchand graissier François Gilbert et à sa femme Marie Thiepot

1829 (3.2.), Strasbourg 8 (46 nouv. cote), Guillaume Grimmer n° 2587
Jean Daniel Fritz, cordonnier, et Salomé Mercklé
à François Gilbert, marchand graissier, et Marie Thiepot
une maison d’habitation, aisances, appartenances & dépendances sise à Strasbourg rue dite Ste Hélène n° 6, d’un côté la propriété du Sr Dambach imprimeur, de l’autre une petite cour appartenant au Sr Bréville, devant la rue dite Ste Hélène, derrière le mur commun entre cette propriété et celle du Sr Bréville
il est établi en faveur de cette propriété que l’état de la petite cour du Sr Breville ne pourra jamais être changé & notammment qu’il ne pourra y être établi aucune construction qui anéantirait ou réduirait le jour que prend sur icelle la propriété ci dessus & en outre que les égouts de la cuisine & du toit de la maison présentement vendue auront leur écoulement sans empechement par la cour. Enfin le puits dans la cour Bréville est à l’usage commun de la propriété Bréville & de celle vendue ci dessus & doit être entretenu à frais communs – acquise de Marie Eve Siegwald veuve de Jean Kalb, ébéniste par acte reçu M° Lex 25 mars 1823 moyennant constitution d’une rente de 600 fr annuelle dont la moitié est réversible au profit de sa sœur Marguerite Salomé veuve de Charles André Caven employé à Rouen
Enregistrement, acp 193 F° 66-v du 10.2.

Le garçon tanneur François Gilbert épouse en 1823 Anne Marie Thibau, fille du journalier Louis Thiebau
Mariage, Strasbourg (n° 429)
Acte de mariage, célébré à l’hôtel de ville de Strasbourg à dix heures du matin le 24 décembre 1823, François Gilbert Mineur d’ans, né hors le mariage le 3 Pluviôse an Dix à Strasbourg, domicilié à Strasbourg, garçon tanneur, fils de Marguerite Gilbert épouse actuelle d’Antoine Solwey, Journalier
Anne Marie Dhiebau, majeure d’ans née en légitime mariage le 17 vendémiaire an Dix domiciliée à Strasbourg, fille de feu Louis Dhiebau, Journalier décédé en cette ville le 5 mars 1821 et d’Eve Lobstein, ci présente et consentante (signé) frantz schilbert, Maria dibo (i 29)

Registre de population (600 MW 52, 1815 sqq) Rue Hélène p. 476-D (im 43)
Gilbert, François, 1802, sonneur, marié, Strasbourg, (auparavant) r. de l’argile 6 – E. Avril 1829 dél. coin brûlé 23
id. née Thiebaut, Marie Anne, 1802, ép.
id. François Gustave 1826, fils
id. Anne Catherine 1827, fille

François Gilbert et Marie Thiepot vendent la maison à Isidore Widal, propriétaire à Wintzenheim dans le Haut Rhin, et à sa femme Gotton Marx Samuel

1832 (7.10.), Strasbourg 12 (127), Charles Nœtinger n° 4467
François Gilbert, marchand graissier, et Marie Thiepot
à Isidore Vidal, propriétaire à Wintzenheim (Haut Rhin) et Gotton Marx Samuel
une maison d’habitation avec appartenances, droits et dépendances sise à Strasbourg rue Ste Hélène n° 6, d’un côté la propriété du Sr Dambach imprimeur, de l’autre une petite cour appartenant au Sr Breville, derrière le mur commun entre cette propriété et celle du Sr Bréville
acquis de Jean Daniel Fritz, cordonnier, et Salomé Mercklé, suivant acte reçu M° G. Grimmer le 3 février 1829 transcrit au bureau des hypothèques volume 220 n° 67, cette vente porte au bas de la description de la maison decrite ci-dessus
« Il est établi en faveur de cette propriété que l’état de la petite cour du Sr Breville ne pourra jamais être changé et notamment qu’il ne pourra y être établi aucune construction qui anéantirait ou réduirait le jour qui prend sur celle la propriété ci dessus et en outre auront leur écoulement sans empêchement sur ladite cour. Enfin le puits dans la cour Breville est à l’usage commun de la propriété Breville et de celle vendue ci dessus et doit être entretenu à frais communs ». Les époux Fritz l’avaient acquis de Marie Eve Siegwald veuve de Jean Kalb, ébéniste, par acte reçu M° Lex le 25 mars 1823 transcrit au bureau des hypothèques vol. 158 n° 66 pour une rente viagère de 400 francs par an, à la suite au décès de la veuve Kalb la rente sera réduite de moitié à 200 fr et passera sur la tête de la D° veuve Cavent, sœur à Marguerite Salomé Siegwald veuve de Charles Adrien Cavent
acp 213 (3 Q 29 928) 16-v du 12.10.

Originaire de Ribeauvillé, Isaac Widal épouse en 1820 Gotton Marx Samuel, native de Hagenthal-le-Bas et veuve de Marc Hirtz
Mariage, Wintzenheim (f° 4)
L’an 1820 le 31 janvier (…) sont comparus le sieur Issac Widal propriétaire Célibataire domicilié à Colmar né à Ribeauvillé dans le mois de janvier 1798 suivant acte de notoriété passé devant le juge de paix du canton de Ribeauvillé et de son greffier en date du 29 May 1815, fils Majeur et Légitime de Simon Widal et d’eve Kaahn conjoints propriétaires domiciliés à Colmar consentant audit mariage ses père et mère d’une part
et la damme gotton Marx Samuel domiciliée à Wintzenheim et née à Niderhagenthal dépendance de Strasbourg le 15 avril 1787 suivant l’acte de notoriété du Juge de paix de Strasbourg et de son greffier en date du 7 Brumaire de l’an XIV, veuve delaissée par le deffunt Marx Hürtz décédé à Wintzenheim le premier février 1819 dans son vivant propriétaire à Wintzenheim et fille de Marx Samuel décédé à Strasbourg le 20 juillet 18 dans son vivant conjoint banquier domicilié à Strasbourg et de vivante Bessel Dreÿfusz domiciliée à Strasbourg ses père et mère d’autre part

Marc Hirtz de Wintzenheim épouse en 1805 Guttel Marx, originaire de Hagenthal-le-Bas
Mariage, Wintzenheim (f° 2 v°)
L’an XIV de la République, le 7° jour du mois de frimaire (…) sont comparus Marx hirtz agé de 19 ans négociant domicilié à Wintzenheim fils mineur assisté Hirtz moyses son père et Dame Jedel Levÿ sa mère
et Demoiselle Gutel Marx agé de 18 ans 7 mois née à Niderhagenthal Domicilié à Strasbourg Département du Bas Rhin fille mineure assistée de Marx Samuel son père et de Bessel Dreÿfus sa mère suivant l’acte de notoriété du Juge de paix de Strasbourg qui consiste la Naissance de Gutel Marx née à Niderhagenthal le 15 avril 1787 vieux stil faite en la section de vacation du Tribunal de première instance seant à Strasbourg le 7 Brumaire de l’an XIV (signé) Marx hirtz, Gotton Marx (i 271)

Les enfants et héritiers d’Isaac Widal et de Gotton Marx Samuel, vendent la maison à Frédérique Wilhelmine Kretzschmann, fille majeure interdite pour laquelle agit sa mère Marie Suzanne Annecker veuve de Charles Dieudonné Kretzschmann

1846 (7.8.), Strasbourg 12 (169), Charles Nœtinger n° 18.608
1.ent M. Isidore Widal, propriétaire demeurant à Colmar rue St. Nicolas, Agissant 1° en son nom propre et personnel, 2° comme mandataire de M. Charles Auguste Widal, étudiant demeurant à Paris, à l’institution Constant rue du parc royal N° 8, aux termes d’une procuration (…) annexée à un contrat reçu par M° Zaepffel, notaire à Benfeld le 4 novembre 1844 (…) 3° comme se portant fort solidairement avec ledit Sr Charles Auguste Widal, de M. Victor Widal son fils mineur, étudiant en médecine demeurant à Strasbourg,
2.ent Mr Lazare Hirtz propriétaire demeurant à Wintzenheim, Haut-Rhin, Agissant tant en son nom personnel que comme mandataire de Dame Sophie Agathe Hirtz son épouse, demeurant avec lui, aux termes des pouvoirs (…)
3.ent Mr Marc Gros, propriétaire demeurant audit Wintzenheim, agissant comme mandataire de Dame Jeannette Hirtz, son épouse demeurante avec lui (…), Lesquels comparans ès noms & qualités quils agissent ont par les présentes vendu avec promesse de garantir (…)
A Mad.lle Frédérique Wilhelmine Kretzschmann, fille majeure, interdite pour laquelle Dame Marie Suzanne Annecker veuve de M. Charles Dieudonné Kretzschmann, vivant fabricant d’instruments à vent demeurant à Strasbourg, sa mère à ce présente, stipule et accepte
M.M. Isidore Widal, Charles Auguste Widal, Victor Vidal solidairment entr’eux pour leurs parts et portions ci après déterminées & les époux Hirtz & les époux Gros, savoir M.M. Widal les 21/28 indivis & les époux Hirtz & les époux Gros ensemble les 7/28 indivis du surplus dans l’immeuble ci-après désigné
Désignation de l’Immeuble vendu. Une maison d’habitation sise à Strasbourg N° 6 dans la rue Sainte Hélène avec tous droits, appartenances, aisances et dépendances tenant d’un côté autrefois au Sr Dambach imprimeur maintenant à M. Boesser, de l’autre côté à la cour du Sieur Bréville, par devant à la dite rue et par derrière à M. Breville actuellement au Sr Michel Levy. Tel que cet immeuble se poursuit et se comporte en ce moment (…) notamment avec les servitudes, droits & action déterminés dans un contrat de vete passé devant M° Louis Léopold Guillaume Grimmer & l’un de ses collègues Notaires à Strasbourg le 3 février 1829 qui sera cy-après relaté.
Etablissement de Propriété. Cet immeuble dépendait autrefois de la communauté de biens réduite aux acquêts qui a existé entre Mr Widal père, comparant & Dame Gotton Marx Samuel son épouse défunte, aux termes de leur contrat de mariage passé devant M° Fuchs notaire à Colmar le 13 décembre 1819. Aux termes de l’article trois de ce contrat de mariage, Mad° Widal a fait don à son mari pour le cas où il lui survivrait d’une part et portion d’enfant, en propriété de toute la succession qu’elle délaisserait. Certte donation a reçu son exécution par le décès de la dite Dame Widal, arrivé à Wintzenheim le 12 octobre 1835, en délaissant pour ses héritiers 1. M. Mathieu Hirtz, alors étudiant en médecine actuellement docteur en médecine demeurant à Strasbourg, 2. M. Moise Hirtz marchand de bestiaux à Wintzenheim, 3. Lazare Hirtz, fabricant de savon et de chandelles au dit lieu, 4. D° Jeannette Hirtz, épouse du Sr Gros comparant, Enfans procréés de son union avec feu Marx Hirtz en son vivant propriétaire audit Wintzenheim, son premier mari, 5. Charles Auguste Widal, 6. M. Victor Widal, tous deux prédénommés & qualifiés enfants issus de l’union de ladite Dame Gotton Marx Samuel avec M. Widal son deuxième mari. Tous lesdits Mathieu Hirtz, Moise Hirtz, Lazare Hirtz, Jeannette Hirtz & les deux enfants Widal, seuls héritiers conjointement & chacun pour un 7° de ladite Dame Widal leur mère défunte, le dernier 7° dans la succession de cette dernière revenant à M. Widal père, aux termes de la donation retenue au contrat de mariage des époux Widal prérelaté, Ainsi que du reste ces qualités sont constatées par l’inventaire de la succession de ladite Dame Widal, dressé par M° Aubertin, notaire à Wintzenheim les premier décembre 1835 & jours suivans.
Mr Widal père est donc propriétaire de l’immeuble faisant l’objet de la présente vente 1. D’abord de la moitié de 88° comme participant pour pareille portion à la communauté d’acquets ayant existé entre lui et sa femme défunte comme il a été dit plus haut ci 14/28, 2. ensuite de 2/28 comme lui étant échus dans la succession de sa femme défunte pour pareille portion d’enfant dont cette dernière lui a fait donation suivant leur contrat de mariage ainsi qu’il a été expliqué plus haut ci 2/28, 3° et enfin d’un 28° comme ayant acquis pareille portion de Mathieu Hirtz, docteur en médecine à Strasbourg, suivant contrat sous signature privée daté de Wintzenheim du 12 octobre 1837, enregistré à Turckheim le 24 octobre même mois, L’autre 28° appartenant à M. Mathieu Hirtz a été acquis par Lazare Hirtz comme il sera dit ci après. Cette vente a eu lieu pour le prix de 100 francs payés comptant et quittancés par le contrat même. Ces 2/28° formant la part héréditaire de M. Mathieu Hirtz dans la Maison ci-dessus désignée dépendait de la succession de Mme Widal sa mère défunte & de la communauté ayant existé entre’elle & son mari, Ensemble des portion indivises dont M. Widal père est propriétaire 17/28°.
Mr Charles Auguste Widal est propriétaire dudit Immeuble pour 2/18 comme lui étant échus dans la succession de sa mère défunte
Mr Victor Widal est pareillement propriétaire dudit Immeuble pour 2/18 comme lui étant échus dans la succession de sa mère défunte
Mad° Gros est de même propriétaire de cet Immeuble pour 2/18 comme lui étant échus dans la succession de sa mère décédée
Et enfin M. Lazare Hirtz comparant est propriétaire du même immeuble 1° d’abord pour 2/28 comme lui étant échus dans la succession de sa mère défunte, 2° ensuite d’un 28° comme l’ayant acquis de Mathieu Hirtz préqualifié aux termes du contrat de vente sous seing privé du 12 octobre 1837, 3° et de 2/28 comme les ayant acquis de Moïse Hirtz, propriétaire à Wintzenheim, suivant contrat sous signature privée datée de Wintzenheim du premier décembre 1839, enregistré à Turckheim le premier août 1846 fol. 44. r° (…)
M. Moïse Hirrz avait recueilli ces 2/28 dans la succession de sa mère défunte, Ensemble les portions appartenant à M. Lazare Hirtz 5/28, Ensemble des parts vendues 28/28
M. & Madame Widal sont devenus propriétaires de l’immeuble présentement vendu comme l’ayant acquis durant la communauté d’acquets ayant existé entre eux de François Gilbert, marchand graissier & D° Marie Thiepot son épouse demeurant ensemble à Strasbourg suivant contrat passé devant M° Noetinger, l’un des notaires soussignés qui en a la minute et son collègue le 7 octobre 1832 enregistrés. Cette vente a eu lieu à la charge par lers acquéreurs qui s’y sont obligés de payer par délégation expresse des vendeurs à D° Marie Eve Siegwald veuve de Jean Kalb, vivant ébéniste à Strasbourg où elle demeurait une rente viagère de la somme de 400 francs par an à partir du premier octobre 1832, réversible pour moitié avec 200 francs au décès de la veuve Kalb sur la tête de Dame Marguerite Salomé Siegwald veuve de feu Charles Adrien Cavene, vivant employé à Rouen, sœur de la veuve Kalb. Cette rente viagère est entièrement éteinte aujourd’hui par suite du décès des Dames veuve Kalb & Cabene & les arrérages échus alors ont été acquittés ainsi que les vendeurs s’engagent à en justifier.
Les époux Gilbert avaient eux-mêmes acquis ledit immeuble de Jean Daniel Fritz, cordonnier & D° Salomé Merckel sa femme demeurant ensemble à Strasbourg, suivant contrat reçu par M° Louis Léopold Guillaume Grimmer et son collègue notaires à Strasbourg le 3 février 1829 enregistré. Cette vente a été faite moyennant une rente viagère de 450 francs (…) cette rente viagère a été réduite à 400 francs par contrat du 7 octobre 1832 sus cité (…)
Dans la vente du 3 février les époux Fritz ont déclaté avoir acquis eux même ladite maison de Dame Marie Eve Siegwald veuve de Jean Kalb prédénommé aux termes d’un acte reçu par M° Lex alors notaire à Strasbourg le 25 mars 1823, enregistré & transcrit au bureau des hypothèques e Strasbourg le 10 avril suivant vol. 158 n° 66 inscrit d’office le même jour vol. 187 N° 457 moyennant une rente viagère de 600 francs à servir à la Dame venderesse réductible à moitié à son décès réversible sur la tête de la Dame veuve Cavène préqualifiée, cette rente viagère est entièrement éteinte comme il a été expliqué plus haut.
Un contrat passé devant M° Uebersaal lors notaire à Strasbourg le 29 septembre 1791 constate que ladite Maison a été vendue par Jean Joseph Breville menuisier demeurant à Strasbourg à Jean Kalb, menuisier & Marie Eve Siegwald sa femme demeurant ensemble en cette ville moyennant entre autres conditions y retenues le prix de 3800 francs payés comptant par ce contrat qui en porte quittance.
(…) Prix 10.000 francs
acp 351 (3 Q 30 066) f° 37-v

Frédérique Wilhelmine Kretschmann meurt en 1860 en délaissant pour seul héritier son frère Charles Auguste Kretschmann.
Facteur d’instruments célibataire, Charles Auguste Kretschmann meurt en 1889 après avoir institué pour légataire universelle la rentière Christine Barth.

Christine Barth loue la maison au menuisier Eugène Gyss et à sa femme Emma Laiffer

1905 (1.4.), Antoine Keller n° 21.072
Vermiethung durch Christine Barth ledige Rentnerin, Strassburg
an Eugen Gyss, Schreiner, und Emma Laiffer Eheleute in Straßburg
eines dreistöcktigen unterkellerten Wohnhauses in Straßburg Helenengasse N° 7 auf 9 Jahre vom 1. Juli 1908 bis 30. Juni 1914 um einen jährlichen Mietzinß von 800. M
Mieter haben während der Mietzeit das Vorkaufsrecht
acp 1040 (3 Q 30 755. II) f° 58 n° 40 du 3.4.

Christine Barth reconnaît pour son enfant naturel Charles Auguste Barth, né à Mulhouse le 28 février 1864.
1906 (6.7.), Antoine Keller
Anerkennung durch Christine Barth, ledige Rentnerin hier, des am 28. Februar 1864 zu Mülhausen geborenen Karl August Barth als ihr Kind
acp 1058 (3 Q 30 773. II) f° 11-v n° 816 du 7.7.

Charles Auguste Barth, demeurant à Rissbach en Suisse, épouse en 1890 Guillaumette Théophile Forst (Mina Forst), originaire de Lienzingen en Wurtemberg
1890 (30.6.), Antoine Keller
Ehevertrag – zwischen Karl August Barth, Kaufmann in Riesbach bei Zürich
an Wilhelmine Gottliebin Forst, ledig, großjährig gewerblos hier
acp 830 (3 Q 30 545) f° 63 n° 1477 du 1.7. – Errungenschaftgemeinschaft mit Ausschluß der Kleidung Gegenseitige Schenkung zu vollem Eigenthum des ganzen Nachlasses, herabzusetzen event. auf die Hälfte
Einbringen des Bräutigams, Werthpapiere & baares Geld 100.000 M.
Einbringen der Braut *bilden & baares Geld 10.000, Badischer Eisenbahn Obligationen 70.000, Summe 80.000

Mariage, Strasbourg (n° 434)
Strassburg am 1. Juli 1890. Vor dem Standesbeamten erschienen heute zum Zwecke der Eheschließung 1. der Kaufmann Carl August Barth, evangelischer Religion geboren den 23. Februar des Jahres 1864 zu Mülhausen (Ober Elsass), wohnhaft zu Rissbach (Schweiz) unehelicher Sohn der Rentnerin Christine Barth wohnhaft zu Straßburg
2. die gewerblose Wilhelmine Gottliebin Forst, evangelischer Religion, geboren den 11. Juni des Jahres 1864 zu Lienzingen (Württemberg), wohnhaft zu Strassburg, eheliche Tochter des Schuhmachers Joseph Forst, wohnhaft zu Strassburg und der verstorbenen, Wilhelmine Barth, zuletzt wohnhaft zu Straßburg (i 10)

Mina Barth née Forst habite à Strasbourg de 1919 à 1924. Elle arrive de Berne pour repartir à Zurich.
Registre domiciliaire 603 MW 34
Barth, Rentnerin geb. Forst
Mina, 11.6.64 Linsingen, Schweiz, (Religion) ev., (Staats-Angehörigkeit) Sch.
Kinder, Edouard Eugen 14.5.99, Strassburg ev. (Employé de banque)
(Wohnungsverhältnisse)
von Schweiz, Bern
4.3.19 Fuchs d. Enten pred. 5, Weingärtner
6.5.19 Herderstrasse 38, Barth
27.9.24 à Zurich (Suisse)

Mina Forst, femme de Charles Auguste Barth, vend la maison au menuisier Eugène Gyss et à sa femme Emma Laifer

1920 (6.2.), François Félicien Heim n° 1411
Vente sans dessaisine – Mina Forst épouse de Charles Auguste Barth à Strasbourg
à Eugène Gyss, menuisier, et Emma Laifer à Strasbourg mariés sans contrat de mariage depuis 1892
Ville de Strasbourg section 59 N° 57 0,81 are cour, maison Helenengasse N° 7
Possession et jouissance à partir du premier avril 1920, prix 42.500 francs
acp 1171 (3 Q 30 886. III) f° 92 n° 1952 du 23.2.
31 mars1920, de l’acte Heim du 5 février 1920 enregistré I 1171 n° 1952 Dessaisine
acp 1175 (3 Q 30 889. V) f° 31 n° 198 du 21.4.
acp 1175 (3 Q 30 889. V) f° 31 n° 199. Obligation par Eugène Gyss, menuisier, et Emma Laifer à Strasbourg
en faveur de Darlehenskasse St Johann, d’un prêt de 32.000 francs

Originaire d’Obernai, le menuisier Joseph Eugène Gyss épouse en 1902 Emma Laeufer, fille du tailleur Bernard Laifer
Mariage, Strasbourg (n° 937)
Strassburg am 25. September 1902. Vor dem Standesbeamten erschienen heute zum Zwecke der Eheschließung 1. der Möbelschreiner Joseph Eugen Gyss, katholischer Religion geboren am 3. Mai des Jahres 1877 zu Oberehnheim /:Unter-Elsass:/, wohnhaft zu Strassburg, Große Spitzengasse 4, Sohn des Wagners Alois Gyss, wohnhaft in Oberehnheim, und seiner verstorbenen Ehefrau Marie Therese geborene Zaber, zuletzt in Oberehnheim
2. die Kleidermacherin Emma Läufer, katholischer Religion, geboren am 4. Februar des Jahres 1873 zu Strassburg, wohnhaft zu Strassburg, Langstraße 125, Tochter des Schneiders Bernhard Läufer und seiner Ehefrau Cölestine, geborener Deissler, beide in Strassburg (i 69)

Emma Lauffer meurt en 1951 en délaissant un fils et plusieurs immeubles dont la maison rue Sainte-Hélène

1951 (14.9.), Déclaration de succession, vol. 349 (3 Q 40.604) n° 1324
Formule de déclaration de mutation par décès
Succession de Mde Emma née Lauffer épouse Gyss
Le soussigné M° Henri Haumesser, notaire à Strasbourg, 5, Quai Desaix, agissant et qualité de mandataire spécial,
déclare que Mme Emma née Lauffer née à Strasbourg le 4 février 1875, de nationalité française, domiciliée à Strasbourg, 7, rue Ste Hélène, ayant résidé dito, est décédée à dito le 29 mars 1951.
La défunte était mariée sous le régime de la communauté universelle de biens avec Monsieur Joseph Eugène Gyss, aux termes de la contrat de mariage reçu pardevant M° Heim, le 30 décembre 1925, ledit contrat contenant stipulation qu’en cas de dissolution de la communauté et en présence de descendants, l’époux survivant aura l’usufruit de la part de la communauté revenant au prédécédé
Madame Emma née Lauffer laisse comme seul héritier son fils isssu de son union avec M. Joseph Eugène Gyss, savoir
Fernand Gyss, commerçant, demeurant à Cronenbourg, 250. route d’Oberhausbergen, marié à Fischer Antoinette et ayant deux enfants, savoir Gaston Gyss, né à Strasbourg le 15 mars 1936, Marie-Madeleine Gyss, née à Strasbourg le 20 / 8 / 41 pour la totalité de la succession en nue-propriété, l’usufruit revenant au survivant M. Joseph Eugène Gyss, sus-nommé, né à Obernai le 3 mai 1877. De son vivant la défunte n’a pas fait de donation.
Masse de la communauté. La communauté comprend 1° Un livret de Caisse d’Epargne 1717, 2° (un autre livret de Caisse d’Epargne) 627
3° Les immeubles suivants. Banlieue de Strasbourg-Neudorf, section 40 N° 75/1 avec 20 ares, sol, atelier et bâtiments accessoires
Ville de Strasbourg section 59 N° 75, rue du Savon N° 6 avec 11,11 ares sol, maison et bâtiments accessoires (remembrement urbain), ces deux immeubles sinistrés, déclarés pour mémoire
4° Ville de Strasbourg, section 59 N° 57, rue Ste Hélène N° 7 avec 81 centiares, sol, maison, estimée 1.200.000
5° Les meubles et objets mobiliers ayant garni le logement des époux Gyss dont un état descriprif et estimatif ci-joint, portés dans la présente déclaration pour la somme de 61.020
Total de la masse active 1.263.365 francs
Masse passive. La masse passive comprend le solde du capital hypothécaire dû à la Caisse d’Epargne (…) 111.420
de sorte qu’il reste un acif de communauté net de 1.151.945
Masse successorale. La défunte n’ayant pas de biens propres, sa succession comprend uniquement sa part de la moitié dans la masse de la communauté soit 575.972

3 Q 38198 Tables alphabétiques des successions et absences, volume n° 140 – (1951)
47 Gyss née Laifer, Emma, 78, 7 rue Ste Hélène 29.3.51, Joseph Gyss, 1 enf, mobilier, maison – 12.8.65 v 890 comp dg – 14.9.51 N° 1324

Eugène Gyss meurt à Strasbourg le 29 avril 1954.
Naissance, Obernai (n° 83)
Oberehnheim am 3. Mai 1877. Vor dem Standesbeamten erschienen heute der Wagner Gyss Aloïs, wohnhaft zu Oberehnheim, Pilger Gasse, katholischer Religion, und zeigte an, daß von der Gyss Marie Therese, gebor. Zaber seiner Ehefrau, katholischer Religion, wohnhaft bei ihm zu Oberehnheim in seiner Wohnung am 3. Mai des Jahres 1877 Vormittags um neun Uhr ein Kind männlichen Geschlechts geboren worden sei, welches die Vornamen Joseph Eugene erhalten habe.
[in margine:] Décédé le 29 avril 1954 à Strasbourg.


Les Maisons de Strasbourg sont présentées à l’aide de Word Press.